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Le raffinage, grand gagnant de la flambée des prix à la pompe

Le prix du baril de brent n’explique pas à lui seul l’envolée des carburants. Depuis février, l’écart entre le pétrole brut et les produits raffinés s’est considérablement creusé, sur fond de pénuries et de capacités de production contraintes.

Qui profite le plus de la flambée des prix à la pompe, depuis le début de la guerre américano-israélienne contre l’Iran, le 28 février ? De fait, les automobilistes français ont dû payer 2,39 euros en moyenne leur litre de gazole et 2,17 euros celui d’essence SP95-E10, vendredi 18 septembre, selon les calculs de l’Agence France-Presse pour plus de 9 000 stations-service (+ 39 % et + 26 % par rapport au 27 février). Un record.
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Pour les onze premiers jours de septembre, selon le dernier indicateur en date de l’administration française, ces marges ont été en moyenne presque sept fois plus importantes que durant février : 281 euros la tonne sur le marché européen, contre 41 euros auparavant. Elles se calculent à partir du prix de vente des produits finis, c’est-à-dire ceux raffinés, cotés à Rotterdam, aux Pays-Bas, place de référence pour les échanges. Plus ce prix de vente est élevé par rapport aux cours mondiaux du pétrole brut (le baril de brent), c’est-à-dire par rapport aux cours de la matière livrée avant d’être transformée en essence ou en gazole, plus les raffineurs en profitent.

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