Au Congo-Brazzaville, des organisations de la société civile alertent sur les conséquences de l’exploitation pétrolière sur l’environnement et les cultures dans le département du Kouilou.
Depuis plusieurs années, des agriculteurs signalent une baisse des rendements dans les champs de manioc. Plus récemment, des arbres fruitiers, notamment les manguiers, bananiers et safoutiers, ont également été touchés, avec des fruits qui sèchent sur les arbres ou tombent avant leur maturité.
La Commission Justice et Paix du diocèse de Pointe-Noire a mené une enquête avec plusieurs partenaires et instituts de recherche. Des prélèvements ont été effectués dans onze villages situés à proximité des zones pétrolières de Bondi et Tchiamba-Nzassi. Selon le rapport présenté jeudi, les sols, l’eau et l’air sont contaminés par des hydrocarbures à des niveaux supérieurs aux seuils fixés par l’Organisation mondiale de la santé.
Les riverains mettent notamment en cause le torchage du gaz, qui consiste à brûler à l’air libre le gaz issu de l’exploitation pétrolière. Cette pratique est en principe interdite au Congo depuis 2007, mais reste autorisée sous certaines conditions.
La Commission Justice et Paix demande désormais une application stricte de l’interdiction, ainsi que la création d’un fonds d’indemnisation pour les populations affectées. Elle réclame également des études sur les conséquences sanitaires de la pollution et un dialogue entre les autorités, les compagnies pétrolières et la société civile.
Une notation souveraine est bien plus qu’un simple chiffre. Elle influence la manière dont les investisseurs évaluent la capacité et la volonté d’un État à rembourser sa dette, et détermine le coût auquel les pays peuvent emprunter.
Une mauvaise note de crédit se traduit généralement par une dette plus coûteuse et un accès plus difficile au financement.
Pour les pays africains, la "prime de risque africaine" s’est transformée en une facture de plusieurs milliards de dollars, en partie parce que le risque est souvent évalué avec une connaissance insuffisante des réalités économiques locales.
Selon l’ONU, les pays africains sont confrontés à certains des coûts d’emprunt les plus élevés au monde. Les notations souveraines contribuent à faire grimper les taux d’intérêt et peuvent limiter l’accès des États africains aux marchés internationaux de capitaux.
L’Union Africaine entend désormais changer la donne avec sa propre agence de notation.
Le Dr Misheck Mutize, conseiller de l’UA sur les agences de notation, a joué un rôle central dans la création de l’Africa Credit Rating Agency (AfCRA).
Il revient sur le mandat de cette nouvelle agence et explique pourquoi, selon lui, les économies africaines doivent être évaluées à partir de données et de réalités économiques concrètes, plutôt que sur la base de perceptions ou d’hypothèses.
Sénégal : les ambitions spatiales prennent leur envol
Les ambitions africaines dans le secteur spatial accélèrent. Les budgets nationaux consacrés à l’espace ont atteint 800 millions de dollars, contre moins de 300 millions de dollars en 2018.
L’accès à des données satellitaires de meilleure qualité devient essentiel pour l’aménagement urbain et la surveillance environnementale, notamment face à l’expansion rapide des villes et aux effets d’un climat de plus en plus imprévisible sur l’agriculture.
Après avoir noué un partenariat avec la France pour construire et lancer ses satellites, le Sénégal a finalisé ses plans pour assembler ses futurs satellites sur son propre territoire, au siège de son programme spatial national, à proximité de Dakar.
Secteur informel : le moteur de l’économie africaine au potentiel sous-exploité
Le secteur informel africain est à la fois un défi économique et un filet de sécurité pour des millions de personnes. Faiblement réglementé et peu protégé, il contribue encore relativement peu aux recettes fiscales des États.
Pourtant, il constitue l’un des principaux piliers de l’économie du continent et représente plus de 80 % de l’emploi en Afrique. Le secteur informel joue déjà un rôle majeur dans la création de richesse et la formation du PIB.
La véritable question est désormais de savoir comment formaliser et intégrer davantage le secteur informel afin de libérer son plein potentiel économique.
L'entrée en bourse de la raffinerie Dangote attire les investisseurs nigérians. L’initiative offrant une occasion rare de participer à l’un des projets industriels les plus ambitieux d’Afrique.
Dans le pays, c’est la ruée vers les actions mises sur les marchés par le milliardaire nigérian Aliko Dangote.
''Je compte investir dans la raffinerie Dangote, car c’est une bonne plateforme pour investir dans l’avenir. Ce que je conseillerais aux gens, c’est que, même si je possède déjà quelques actions dans d’autres entreprises, cette opportunité est unique et nous l’attendions depuis longtemps. Je pense donc que c’est un bon placement pour assurer son avenir'', déclare Gift Enang, chef de projet.
Un investissement durable. L’envergure de la raffinerie et ses rendements potentiels, dans un contexte de flambée des cours mondiaux du pétrole favorisée par la crise au Moyen-Orient, ont suscité l’enthousiasme des investisseurs particuliers.
''Je vais investir pour mon avenir, pour mes finances et pour l’économie du Nigeria. La raison, c’est que Dangote est un investisseur qui réussit, et c’est un fait. De plus, puisqu’il a décidé de lancer l’introduction en bourse de sa raffinerie, il est très probable que si j’investis dans cette entreprise, j’en tirerai un bénéfice'', affirme Boluwatife Ogundairo, coursier.
Aliko Dangote conserve 87 % du capital de la raffinerie, la plus grande d’Afrique.
À Tshwane, en Afrique du Sud, le salon dédié à l'aérospatiale et à la défense a refermé ses portes ce dimanche, entre démonstrations aériennes et technologies militaires développées localement.
Hélicoptères et avions de chasse ont multiplié les manœuvres au-dessus des spectateurs. Le salon mettait aussi en avant le savoir-faire local en matière de défense, notamment des radars de surveillance mobiles. Familles et passionnés d'aviation ont également pu assister à des démonstrations impliquant véhicules blindés et scénarios de combat simulés.
Selon Kopano Lebelo, cet ingénieur dans ce secteur, les équipes sud-africaines transforment les besoins identifiés par l'armée en technologies produites sur place même si les contraintes budgétaires restent un frein.
L'Africa, aérospatiale et défense a réuni des délégations militaires , des fabricants et des spécialistes des achats et des ingénieurs des domaines aérien terrestre et maritime. Organisé tous les deux ans, ce salon soutien l'engagement du secteur de la défense en Afrique
Le prix du baril de brent n’explique pas à lui seul l’envolée des carburants. Depuis février, l’écart entre le pétrole brut et les produits raffinés s’est considérablement creusé, sur fond de pénuries et de capacités de production contraintes.
Qui profite le plus de la flambée des prix à la pompe, depuis le début de la guerre américano-israélienne contre l’Iran, le 28 février ? De fait, les automobilistes français ont dû payer 2,39 euros en moyenne leur litre de gazole et 2,17 euros celui d’essence SP95-E10, vendredi 18 septembre, selon les calculs de l’Agence France-Presse pour plus de 9 000 stations-service (+ 39 % et + 26 % par rapport au 27 février). Un record.
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Pour les onze premiers jours de septembre, selon le dernier indicateur en date de l’administration française, ces marges ont été en moyenne presque sept fois plus importantes que durant février : 281 euros la tonne sur le marché européen, contre 41 euros auparavant. Elles se calculent à partir du prix de vente des produits finis, c’est-à-dire ceux raffinés, cotés à Rotterdam, aux Pays-Bas, place de référence pour les échanges. Plus ce prix de vente est élevé par rapport aux cours mondiaux du pétrole brut (le baril de brent), c’est-à-dire par rapport aux cours de la matière livrée avant d’être transformée en essence ou en gazole, plus les raffineurs en profitent.
