Un millier de personnes ont fait flotter au vent des ballons rouges sur lesquels on pouvait lire "Non à la THT", dans cette commune hennuyère habituellement si paisible. Les riverains de la future Boucle du Hainaut sont venus en famille pour crier leur opposition. Opposition au gigantisme du projet ou à la défiguration de la campagne. Ils ont plaidé pour la mise en œuvre d’alternatives, comme l’utilisation de corridors électriques existants ou l’enfouissement de la THT… au nom de leur santé.
Ces craintes sont-elles justifiées ? Le Conseil supérieur de la santé a estimé en 2020 qu’une hausse de l’incidence de la leucémie a été constatée lors d’une exposition prolongée des enfants aux champs magnétiques. Ce risque correspondrait à "environ un cas supplémentaire tous les deux ans". Le Conseil précise par ailleurs que "le rôle causal joué par les champs magnétiques sur l’augmentation de l’incidence de la leucémie infantile est incertain, mais ne peut être exclu".
Un avis fondé sur les études épidémiologiques réalisées depuis des décennies à propos des effets des champs électriques et magnétiques de basse fréquence sur la santé humaine.
Ces conclusions sur la leucémie infantile et les craintes d’autres impacts sur la santé humaine ou animale, voire sur l’environnement expliquent en grande partie pourquoi le projet de Boucle du Hainaut suscite autant d’inquiétude dans les communes concernées, tant auprès de la population que des autorités des communes traversées, comme à Soignies ou en Wallonie picarde, pour citer ces exemples.
Que prévoit le projet d’Elia ? Quelle est l’ampleur des champs électriques et magnétiques liés à une ligne à haute tension ? Que dit la littérature scientifique ? Voici quelques éléments de réponses à ces questions.
