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Un millier de personnes ont fait flotter au vent des ballons rouges sur lesquels on pouvait lire "Non à la THT", dans cette commune hennuyère habituellement si paisible. Les riverains de la future Boucle du Hainaut sont venus en famille pour crier leur opposition. Opposition au gigantisme du projet ou à la défiguration de la campagne. Ils ont plaidé pour la mise en œuvre d’alternatives, comme l’utilisation de corridors électriques existants ou l’enfouissement de la THT… au nom de leur santé.

Ces craintes sont-elles justifiées ? Le Conseil supérieur de la santé a estimé en 2020 qu’une hausse de l’incidence de la leucémie a été constatée lors d’une exposition prolongée des enfants aux champs magnétiques. Ce risque correspondrait à "environ un cas supplémentaire tous les deux ans". Le Conseil précise par ailleurs que "le rôle causal joué par les champs magnétiques sur l’augmentation de l’incidence de la leucémie infantile est incertain, mais ne peut être exclu".

Un avis fondé sur les études épidémiologiques réalisées depuis des décennies à propos des effets des champs électriques et magnétiques de basse fréquence sur la santé humaine.

Ces conclusions sur la leucémie infantile et les craintes d’autres impacts sur la santé humaine ou animale, voire sur l’environnement expliquent en grande partie pourquoi le projet de Boucle du Hainaut suscite autant d’inquiétude dans les communes concernées, tant auprès de la population que des autorités des communes traversées, comme à Soignies ou en Wallonie picarde, pour citer ces exemples.

Que prévoit le projet d’Elia ? Quelle est l’ampleur des champs électriques et magnétiques liés à une ligne à haute tension ? Que dit la littérature scientifique ? Voici quelques éléments de réponses à ces questions.

De quel projet parle-t-on ?

Lancée en 2019, la Boucle du Hainaut est un projet de nouvelle liaison électrique aérienne de très haute tension (80 kV ou 380.000 volts), d’une capacité de transport de 6 gigawatts entre Avelgem en Flandre occidentale et Courcelles dans le Hainaut. Ce corridor traverse deux communes flamandes (Avelgem, Kluisbergen) et quatorze communes wallonnes (Mont-de-l’Enclus, Celles, Frasnes-lez-Anvaing, Leuze, Ath, Chièvres, Brugelette, Lens, Soignies, Braine-le-Comte, Ecaussinnes, Seneffe, Pont-à-Celles et Courcelles). 

Le tracé de la Boucle du Hainaut traverse 16 communes (2 en Flandre, 14 en Wallonie). Il s’agit d’un projet de tracé mais pas d’un corridor définitif, celui-ci devant encore être déterminé par le gouvernement wallon. © Elia

Le corridor repris sur le site d’Elia, le gestionnaire du transport d’électricité à haute tension en Belgique, fait 84,8 km de long et 200 mètres de large (100 mètres de part et d’autre de la ligne THT). Il s’agit d’un tracé indicatif. Le tracé définitif sera prochainement approuvé par le gouvernement wallon dans le cadre d’une procédure de modification du plan de secteur, qui détermine l’affectation des sols. Un rapport sur les incidences environnementales (RIE) a également été réalisé dans le cadre de cette procédure et aidera l’exécutif wallon à choisir ce qu’il estime être le meilleur tracé. Une fois celui-ci choisi, Elia devra encore introduire une demande de permis d’urbanisme.

La réalisation de cette ligne à haute tension ira de pair avec la construction de pylônes tous les 400 mètres en moyenne. La hauteur des pylônes sera comprise entre 50 et 60 mètres, voire un peu plus. À titre de comparaison, c’est la hauteur d’un immeuble de 15 à 20 étages.

L’objectif d’Elia, avec ce tronçon de ligne THT, est de renforcer le réseau électrique pour accompagner la transition énergétique et faire face à la hausse des quantités d’énergies transportées suite à l’intégration du réseau belge au réseau européen. La Belgique mais aussi d’autres pays européens comme les Pays-Bas, la France, le Royaume-Uni ou le Danemark développent très fort l’éolien en mer du Nord. Mais il ne suffit pas de produire de l’énergie, il faut aussi l’acheminer vers les consommateurs qui se trouvent principalement sur la terre ferme. C’est dans ce maillage européen que s’inscrit la Boucle du Hainaut. L’enjeu économique est énorme, pour la Belgique mais aussi à l’échelle internationale.

Le transport de l’électricité et son utilisation vont engendrer, ici comme ailleurs, des champs électriques et magnétiques "de très basse fréquence". C’est en effet sous les lignes à haute tension que se trouvent les champs électriques les plus puissants. Idem pour les champs magnétiques, assez logiquement d’ailleurs. L’intensité de ces champs diminue fortement dès qu’on s’éloigne de la source.

Les recommandations

"Si les champs alternatifs sont suffisamment puissants, ce courant induit dans le corps peut perturber le fonctionnement des nerfs et des muscles ou provoquer la perception de scintillements lumineux dans le champ visuel", précise le SPF santé publique sur son site.

C’est pourquoi L’Union européenne recommande de limiter l’exposition à ces champs. La limite est de 5 kilovolts par mètre pour les champs électriques et de 100 µT (microteslas) pour les champs magnétiques.

Les champs électriques et magnétiques qui nous entourent sont généralement très en deçà de ces seuils. "Ce n’est que sous une ligne à haute tension de 380 kV que la valeur limite de 5 kV/m peut-être franchie", stipule le SPF santé publique sur son site. 380 kV, c’est précisément le niveau de la THT de la Boucle du Hainaut.

Cette recommandation de référence (de 100 µT) vise les cas d’exposition ponctuelle et aiguë à des champs magnétiques. Mais on peut être aussi exposé aux champs magnétiques de manière prolongée en vivant par exemple juste à côté d’un pylône ou d’une ligne, ce qui risque de se produire pour certains habitants se situant juste sur le futur tracé de la Boucle du Hainaut. C’est la crainte des habitants d’Écaussinnes ou des autres communes concernées.

Dans ces cas d’exposition chronique, le Conseil supérieur de la santé recommande que l’exposition soit limitée. Des recommandations formulées dans un avis d’octobre 2008, confirmé en 2020. Pour le Conseil supérieur de la santé, "l’exposition prolongée d’enfants de moins de 15 ans ne devrait pas dépasser la valeur moyenne de 0,4 µT (microtesla)". Cette exposition concerne "tout lieu de résidence habituelle de l’enfant (habitation, institution d’accueil, école)". La norme de 0,4 µT est ici une moyenne calculée sur un an.

Ce principe de précaution a été intégré à la législation wallonne. Dans son arrêté de mai 2024, le gouvernement wallon a en effet fixé les valeurs de référence pour l’exposition chronique aux rayonnements électromagnétiques de basse fréquence, soit 0,4 µT pour la "valeur guide" et 20 µT pour la "valeur d’intervention".

La valeur guide, c’est le niveau à maintenir dans un espace fermé type habitation pour prévenir ou réduire les effets sur la santé ou l’environnement. La valeur idéale en quelque sorte. La valeur d’intervention, c’est le niveau à partir duquel il faut intervenir ; des actions préventives et correctrices sont nécessaires.

Que prévoit Elia dans la Boucle du Hainaut ?

Dans son projet de Boucle du Hainaut, Elia assure qu’il respectera la législation wallonne. "Elia s’engage à respecter le cadre légal édicté en Wallonie et à ne jamais dépasser la norme de 20 µT. Nous nous engageons à respecter ce principe de précaution", rassure son responsable en communication de proximité Julien Madani. Ce seuil de 20 µT est également mentionné sur son site internet.

Il ajoute que "quelque 40.000 personnes vivent près d’une ligne à haute tension aujourd’hui en Belgique. Elles sont "surplombées" c’est-à-dire qu’elles vivent près de pylônes ou de conducteurs situés près de leurs habitations. Et il n’y a pas de problème".

Il est malgré tout intéressant d’observer que le gestionnaire du transport d’électricité à haute tension considère comme une norme "contraignante" la valeur d’intervention de 20 µT plutôt que la valeur guide de 0,4 µT. Rappelons que le Conseil supérieur de la santé estime que "l’exposition prolongée d’enfants de moins de 15 ans ne devrait pas dépasser la valeur moyenne de 0,4 µT".

Que disent les études ? Champs magnétiques et leucémie infantile

En 2002, le CIRC, le Centre international de la recherche sur le cancer, a classé les champs magnétiques à basse fréquence dans la catégorie "potentiellement cancérogène pour l’homme", en 2002.

Il a fondé sa décision sur les études scientifiques menées sur l’impact des champs électriques et magnétiques de basse fréquence (50 Hz ou hertz) sur la santé humaine, principalement les liens avec la leucémie infantile. D’autres études ont été menées sur le risque de cancers infantiles comme les tumeurs cérébrales, sur les risques de tumeurs cérébrales chez l’adulte, de maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer ou la sclérose latérale amyotrophique, voire des études portant sur les effets neurologiques des champs magnétiques.

Parmi les études sur la leucémie infantile, on peut citer celle de Draper, Vincent, Kroll & Swanson réalisée sur les lignes à haute tension d’Angleterre et du Pays de Galles en 2005. Elle a porté sur 29.081 enfants de moins de 14 ans atteints de cancer dont 9700 de leucémie. Les chercheurs concluent qu’il y a un lien, une corrélation, entre la leucémie infantile et la proximité du domicile à la naissance avec ces lignes THT. Mais les chercheurs écrivent aussi qu’aucun "mécanisme biologique reconnu n’explique ces résultats épidémiologiques" et que "cette relation pourrait être due au hasard ou à des facteurs de confusion". Bref, une incertitude demeure.

Au regard des recherches scientifiques sur le sujet, l’OMS a conclu en 2007 qu'"en définitive, les preuves relatives à la leucémie infantile ne sont pas suffisamment solides pour établir un lien de causalité".

Depuis l’avis émis par l’OMS, d’autres recherches ont été effectuées. Elles ont nourri l’avis que l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (AFSSET) a donné en mars 2010 sur le sujet. L’AFSSET avance qu'"une association statistique entre exposition aux champs magnétiques extrêmement basses fréquences et leucémie infantile" a bien été observée et que les différents résultats sont "cohérents". Si une corrélation est établie, ajoute l’agence française, les recherches ne permettent toutefois pas d’en comprendre le mécanisme. Ne pas comprendre le mécanisme ne signifie pas que ça n’existe pas. L’AFSSET préconise dès lors de réaliser d’autres études épidémiologiques plus précises.

Aux Pays-Bas, le Conseil de la santé (Gezondheidsraad) estime de son côté, dans son avis de 2018, "qu’il n’est pas prouvé que les champs magnétiques soient la cause des problèmes, mais qu’il existe des indices d’un lien de causalité". Le conseil néerlandais plaide dès lors pour une "politique de précaution". Il suggère même d’étendre ce principe de précaution aux câbles électriques souterrains et aux autres sources d’exposition prolongée aux champs magnétiques du réseau électrique car "ces champs ne sont pas bloqués par le sol ni par les matériaux de construction".

C’est sur cette base qu’en Belgique, le Conseil supérieur de la santé a précisé dans son avis rendu en 2020 que "le rôle causal joué par les champs magnétiques sur l’augmentation de l’incidence de la leucémie infantile est incertain, mais ne peut être exclu".

Il est intéressant de constater que l’avis émis par le Conseil supérieur de la santé n’a pas été unanime. L’un de ses membres, le professeur émérite de l’UGent et expert en cancer, Nicolas Van Larebeke, a endossé l’avis mais souligne en effet "qu’à des intensités élevées, des effets biologiques ont été démontrés pour les champs électromagnétiques à très basse fréquence, notamment des modifications au niveau de l’expression des gênes, et que ceux-ci pourraient contribuer à l’apparition de leucémies. Cependant, ajoute-t-il, la façon dont ces effets pourraient contribuer à l’apparition d’une leucémie n’est pas claire".

Les aidants proches vivant sous le même toit qu’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ou d’une pathologie apparentée déclarent y consacrer en moyenne 139 heures par semaine, soins, surveillance et soutien émotionnel confondus. Ce sont les chiffres d’une étude de Sciensano financée par la Fondation Stop Alzheimer, et publiée à l’occasion de la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer.

Pour la Fondation, la maladie d’Alzheimer et la maladie apparentée ne sont pas la maladie d’une seule personne : "C’est une maladie qui va, au fur et à mesure qu’elle progresse, impacter très lourdement la qualité de vie de tout l’entourage de cette personne malade", explique Lucie Leroux, porte-parole. Au fur et à mesure que la maladie progresse, l’autonomie de la personne malade est impactée également, et le placement en institution ne règle pas la charge : "Ce n’est pas parce qu’on place un proche en institution qu’on arrête de s’en occuper. Et donc, naturellement, ça demande encore beaucoup d’engagement de la part des proches aidants", ajoute Lucie Leroux.

41% des aidants réduisent leur temps de travail

Les aidants ne vivant pas sous le même toit y consacrent 50 heures hebdomadaires en moyenne, un chiffre qui se maintient à 30 heures après l’entrée du patient en institution. "Malheureusement, la prise en charge de ces maladies soulève encore de nombreuses questions", analyse la porte-parole. La Fondation a donc décidé de mettre en avant le rôle que peut jouer la recherche psychosociale : "Ces recherches sont là pour permettre de répondre à ces questions d’accompagnement, pour permettre aux aidants, qu’ils soient proches ou professionnels pour le coup, de mieux vivre avec ces pathologies encore souvent mal comprises."

la majorité des gens associent la maladie d’Alzheimer à des troubles de la mémoire. Mais ce n’est pas que ça

Cet engagement a des répercussions directes sur le quotidien des familles. Parmi les aidants actifs professionnellement, 41% déclarent avoir réduit leur temps de travail pour assumer ces responsabilités. Par ailleurs, 81% des personnes interrogées font état de difficultés liées à leur santé mentale. "Il faut repositionner la maladie aussi telle qu’elle est", ajoute Lucie Leroux," souvent, la majorité des gens associent la maladie d’Alzheimer à des troubles de la mémoire. Mais ce n’est pas que ça. La maladie d’Alzheimer va rendre des gestes simples, compliqués. Et on va, à terme, ne plus savoir comment s’alimenter, ne plus se souvenir d’un rendez-vous, se perdre dans des lieux connus. Ce sont des oublis qui altèrent l’ensemble du quotidien et qui demandent une prise en charge permanente de la personne malade par ses aidants et c’est là que la charge émotionnelle, la charge de travail, la charge mentale est énorme et omniprésente quasi en fait pour les aidants proches."

Ce mélange hautement contrasté, c’est le quotidien de Vanessa Licata, depuis toujours. Mais ce n’est que récemment que la jeune femme de 37 ans a pu poser des mots sur son fonctionnement particulier.

 

"Tout le monde m’a toujours dit que j’étais bizarre", partage-t-elle. "J’ai su toute ma vie qu’il y avait quelque chose mais je ne savais pas quoi. Je me suis toujours sentie comme une sorte d’alien en marge de la société."

Petite déjà, Vanessa rencontre des difficultés notamment à l’école. Mais sa famille passe à côté, préoccupée par son frère chez qui un diagnostic de TDAH est posé très jeune. Son agitation à lui attirait plus l’attention. "Moi je ne posais pas problème, tant que j’allais à l’école, je ne dérangeais personne". Etudiante, elle va voir une psychologue qui lui parle d’hypersensibilité.

C’est bien plus tard qu’elle entamera une réflexion et un parcours qui la mèneront d’abord à un diagnostic de TDAH, suivi par un diagnostic supplémentaire d’autisme six mois plus tard.

Le mot autisme, ça fait tout drôle, c’est rempli de connotations négatives.

Autant elle n’a pas été surprise par la découverte de son TDAH, autant celui de son autisme lui a demandé un temps d’acceptation. 

Comme elle l’explique avec émotion dans la vidéo ci-dessous, ce double diagnostic a surtout remis toute sa vie en perspective.

Aujourd’hui, Vanessa revisite donc son histoire personnelle avec de nouvelles clés de compréhension. Elle termine aussi la réalisation d'un livre  "Toujours Trop", et souhaite s'investir pour aider ceux et celles traversés par les mêmes questionnements et difficultés.

Car ce double diagnostic constitue pour elle un soulagement, voire une "libération". Il lui permet de prendre du recul par rapport à tous les qualificatifs parfois péjoratifs qu’elle-même ou d’autres utilisaient à son propos : "trop intense", "chiante", etc. Jamais dans la norme. Il y a une part de déculpabilisation, explique-t-elle. Les médicaments adaptés à son TDAH lui ont aussi permis de surmonter certains obstacles du quotidien.

A l’annonce de son double diagnostic, l’un de ses proches relativise : "On est tous un peu autiste non ?". Avant d’admettre qu’il doit se renseigner sur la question. Autre réaction fréquente selon Vanessa : "Les personnes neurotypiques ramènent tout à un trauma, c’est plus simple pour elles, alors qu’on peut aussi avoir des traumatismes mais ce n’est pas la même chose". Et puis il y a tous ceux pour qui la nouvelle a semblé évidente.

Vanessa partage régulièrement son vécu et sa double perspective TDAH/TSA sur les réseaux sociaux, "ma thérapie à moi" dit-elle. Sa communauté est plutôt bienveillante.

Mais le regard de la société n’est pas pour autant toujours éclairé sur la question. Elle est donc aussi confrontée à de l’incompréhension. Le mot "autisme" en particulier résonne encore avec beaucoup de clichés. Auxquels Vanessa ne correspond pas de prime abord.

Il faut dire que l’autisme est désormais considéré comme un spectre – qui recouvre des vécus très différents – on parle d’ailleurs de "trouble du spectre autistique" (TSA). Que l’autisme au féminin ne se manifeste pas forcément de la même façon que l’autisme au masculin. Et que la combinaison avec le TDAH achève de complexifier la donne. Les symptômes peuvent se compenser ou s’amplifier mutuellement.

Les maladies cardiovasculaires constituent la principale cause de décès chez les femmes, elles tuent près de six fois plus que le cancer du sein, met en garde la Ligue belge de cardiologie.

Chaque année, près de 14.000 femmes meurent d'une maladie cardiovasculaire en Belgique. Or, une récente enquête menée auprès de 1021 Belges révèle que seule une personne sur quatre en a conscience. Plus d'un tiers des personnes interrogées pense que les symptômes d'un infarctus sont identiques chez les femmes et les hommes.

À l'occasion de la Semaine du Cœur 2026 qui débute ce lundi et se prolonge jusqu'au 27 septembre, la Ligue Cardiologique lance la campagne nationale, intitulée "Le Cœur des Femmes" et invite donc celles-ci à passer un bilan cardiovasculaire complet vers l'âge de 50 ans.  

La prévention est d'autant plus importante que les maladies cardiovasculaires concernent une femme sur trois et que près de 80% des cas pourraient être évités grâce à une meilleure prévention et à un mode de vie sain. 

Les connaissances médicales construites à partir de l'anatomie des hommes

Le cœur des femmes fonctionne comme celui des hommes : c'est un muscle qui agit comme une pompe pour faire circuler le sang dans tout le corps. Mais en moyenne, le cœur féminin est plus petit et les artères sont plus fines. Ces différences anatomiques rendent les femmes plus sensibles à certains facteurs de risque et influencent la manière dont les maladies cardiovasculaires se développent, souligne la Ligue.

Pendant longtemps, les connaissances médicales se sont principalement construites à partir des hommes. Par conséquent, les symptômes d'un infarctus chez les femmes sont encore trop souvent méconnus. En plus de la douleur dans la poitrine, elles peuvent ressentir une fatigue intense, un essoufflement, des nausées, des vertiges ou encore des douleurs dans la mâchoire, le cou ou le dos. Ces signes sont parfois confondus avec du stress, de l'anxiété ou de l'épuisement, retardant ainsi le diagnostic et la prise en charge.

Les risques évoluent tout au long de la vie des femmes. Ainsi, certaines contraceptions hormonales peuvent augmenter le risque de thrombose. Des complications de grossesse comme la pré/post-éclampsie ou le diabète gestationnel sont aujourd'hui reconnues comme des marqueurs précoces de risque cardiovasculaire. Et après la ménopause, la protection hormonale disparaît et entraîne une augmentation importante du risque.

À Beni, la rentrée scolaire a été effective ; ce mardi ; dans plusieurs établissements privés, dans un contexte marqué par la peur de l'épidémie d'Ebola et la menace d'une grève des enseignants. Dans plusieurs écoles, des mesures barrières sont visibles pour tenter de rassurer élèves, parents et enseignants que tout va bien.

Phare Africa MG

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