+32 466 28 86 82 - info@phareafrica.com

Narcotrafic / Première journée du vaste procès "Matonge"

Une dizaine de prévenus sont cités comme les dirigeants présumés de l’association. Un prévenu de 35 ans, défendu par l’avocat Guillaume Lys, est suspecté d’être le dirigeant de l’organisation criminelle.

Quatre hommes sont également poursuivis pour la détention ou le port d’armes prohibées et, en l’occurrence, un pistolet à impulsion électrique et des bombes lacrymogènes au poivre.

Le 3 novembre 2025, 25 perquisitions avaient eu lieu un peu partout en Belgique, mais en particulier dans le quartier Matonge, à Ixelles, "considéré comme étant particulièrement affecté par le trafic de stupéfiants", avait indiqué le parquet de Bruxelles.

Un trafic à plus de 6 millions d’euros
Le ministère public demande la confiscation par équivalent de 6,2 millions d’euros. D’après les calculs du parquet, il s’agirait de l’avantage patrimonial illicite minimum tiré par les 46 prévenus de la vente de stupéfiants.

Lors de son passage devant la chambre du conseil de Bruxelles le 24 juin dernier, le dossier comptait d’abord 59 inculpés. Après une série de non-lieux, 46 prévenus ont finalement été renvoyés devant le tribunal correctionnel. Neuf audiences ont été fixées pour ce dossier volumineux.

L’interrogatoire d’audience a commencé mardi vers 11h00, après deux heures de retard à la suite de soucis dans l’acheminement des détenus.

La balle de kalachnikov ? Un souvenir d’un stand de tir

Les quatre premiers prévenus, entendus dans l’ordre de la citation, ont contesté les faits reprochés. Le premier d’entre eux a déclaré qu’il fréquentait le quartier Matonge "comme tout membre de la communauté congolaise" et qu’il était seulement fumeur de cannabis.

Un autre prévenu à qui la présidente rappelait qu’on avait trouvé chez lui "une balance de précision avec des traces de cannabis", a répondu qu’il avait une "balance à la maison, comme tout le monde". "Moi je n’ai pas de balance de précision", a répliqué la magistrate, "juste une balance de cuisine. Et elle ne porte pas de traces de stupéfiants."
Interrogé sur la présence d’une balle de kalachnikov à son domicile, un autre inculpé a indiqué "être allé dans un stand de tir en Suisse et l’avoir gardé en souvenir."

Une seule prévenue a confirmé avoir été, à un moment précis, un maillon de la chaîne. Un extrait de conversation Snapchat atteste son rôle d'intermédiaire entre deux individus: un détenteur de stupéfiants et un vendeur.

Ce "premier tour de chauffe", d’après la juge, visait à déterminer si les prévenus fréquentent Matonge, consomment de la drogue et connaissent d’autres accusés.

Share this article

About Author

Super User
Login to post comments

Phare Africa MG

Derniers articles

Newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir nos derniers articles et conseils directement dans votre boîte mail.