Burundi: l’Accord d’Arusha mis au rencart ! Que faire pour sa réhabilitation?

Burundi: l’Accord d’Arusha mis au rencart ! Que faire pour sa réhabilitation?

Burundi: l’Accord d’Arusha mis au rencart ! Que faire pour sa réhabilitation?

/ POLITIQUE / Friday, 05 March 2021 09:51


Le Mouvement d’Actions Patriotiques (MAP- BURUNDI BUHIRE) organise une conférence sur la plateforme Zoom, ce 6 mars 2021, sur l’Accord d’Arusha. Cette conférence s’intitule : « L’ACCORD D’ARUSHA POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION AU BURUNDI : RÉSIGNATION À SA MISE AU RANCART OU COMBAT ULTIME POUR SA RÉHABILITATION ? »

 Au cours de cette conférence, plusieurs questions seront traitées : la mise au rencart de cet accord ou encore le travestissement de son esprit, est-ce un fait supposé ou un fait avéré ? Si c’est un fait avéré, est-ce un chemin sans retour ? Quelles conséquences pour les Burundais qui étaient sur la ligne de son appropriation ? Et que faire pour le remettre à l’honneur ? Et bien d’autres…

Selon cette organisation, l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi, signé le 28 août 2000 à Arusha, a constitué la clé de voûte de la paix, la sécurité et la stabilité du pays pendant plus d’une décennie, en plus d’inspirer la Constitution de 2005 qui, malheureusement n’a pas été respectée tant dans son esprit que dans sa lettre.

« Cet accord avait pour visées de mettre fin non seulement aux cycles de violence que connaissait le Burundi depuis son indépendance, mais aussi aux causes profondes du conflit burundais telles qu’identifiées par les acteurs en pourparlers. »

L’accord d’Arusha met un accent sur les massacres délibérés, violence généralisée et exclusion (Protocole I, Article 3, Alinéa 1) ainsi que des actes de génocide, des crimes de guerre et d’autres crimes contre l’humanité ayant été perpétrés depuis l’indépendance contre les communautés ethniques hutu et tutsi au Burundi (Protocole I, Article 3, Alinéa 3).

Selon MAP- BURUNDI BUHIRE, l’Accord préconisait l’instauration d’un nouvel ordre politique, économique, social, culturel et judicaire au Burundi dans le cadre d’une nouvelle constitution inspirée des réalités du pays et fondée sur les valeurs de justice, de la primauté du droit, de démocratie, de bonne gouvernance, de pluralisme, de respect des droits et libertés fondamentaux des individus, d’unité, de solidarité, d’égalité entre les hommes et les femmes, de compréhension mutuelle et de tolérance entre les différentes composantes politiques et ethniques du peuple burundais (Article 5-1 du Protocole I).

Une mise au rancart par le CNDD-FDD

L’Accord d’Arusha et les autres accords, en l’occurrence l’Accord global de cessez-le-feu entre le Gouvernement de Transition et le CNDD-FDD, signé le 16 novembre 2003, et l’Accord Global de Cessez-le-feu entre le Gouvernement de transition et le PALIPEHUTU-FNL, signé le 7 septembre 2006, poursuit MAP- BURUNDI BUHIRE, constituaient le socle sur lequel reposaient la paix, la sécurité, la réconciliation et la reconstruction du Burundi.

« Les acquis de ces accords furent indéniables durant la décennie 2000-2010 : la diminution des tensions ethniques, l’émergence d’une société civile dynamique et active, une presse libre et indépendante même si elle a été menacée ensuite par des lois liberticides, etc. »

Vingt ans après sa signature, indique l’organisation, plusieurs observateurs nationaux et internationaux ne cessent d’alerter sur sa mise au rancart par le pouvoir CNDD-FDD. Son esprit a été récupéré à des fins de propagande politique et ethnique.

Et de donner l’exemple du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui, en date du 4 décembre 2020, demandait à l’Organisation des Nations Unies, l’Union Africaine, la Communauté d’Afrique de l’Est, la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs ainsi qu’à tous les Garants de l’Accord d’Arusha de coordonner leurs efforts pour aider les parties prenantes burundaises à appliquer l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation.

Les panélistes sont Domitien Ndayizeye, ancien président de la République, Pr Luc Rukingama, ancien ministre, l’Ambassadeur Cyprien Mbonimpa, ancien ministre, Pr Charles Nditije, ancien ministre, Tatien Sibomana, Secrétaire exécutif permanent de l’ASSUR et Anschaire Nikoyagize, président de la Ligue Iteka.

Rappelons-le, cette conférence aura donc lieu sur zoom, ce samedi 6 mars, de 19h00 à 21h00, heure de Bujumbura.

Steve Baragafise |PAM Bujumbura

 

 

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